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Bilan hépatique : transaminases (ASAT, ALAT) expliquées

Bilan hépatique : transaminases ASAT/ALAT, GGT, PAL, bilirubine. Valeurs normales, transaminases élevées (quand s'inquiéter) et comment les faire baisser.

Mis à jour le 24 juin 202615 min de lectureRédigé par l'Équipe Blood Analysis · Relu et vérifié par Julien Priour

Le bilan hépatique est l'ensemble des analyses de sang qui explorent le foie. Sa vedette : les transaminases (ASAT et ALAT), des enzymes dont l'élévation est l'un des résultats les plus fréquemment retrouvés sur une prise de sang. Ce guide vous explique, simplement mais sans rien survoler, comment lire vos résultats — des valeurs normales des transaminases, GGT, phosphatases alcalines et bilirubine, à la distinction cytolyse / cholestase, en passant par les causes de transaminases élevées, le moment où il faut s'inquiéter, et les moyens de les faire baisser.

En bref

  • Les transaminases (ASAT et ALAT) sont des enzymes du foie ; quand des cellules hépatiques sont abîmées, elles passent dans le sang et leur taux monte.1
  • ALAT (= SGPT = TGP) est la plus spécifique du foie ; ASAT (= SGOT = TGO) se trouve aussi dans les muscles et le cœur. Ce sont les mêmes enzymes sous deux noms.1
  • Repères usuels chez l'adulte : ALAT et ASAT ≈ < 35–40 UI/L, GGT ≈ < 40–60 UI/L, PAL ≈ 30–120 UI/L, bilirubine totale ≈ < 17–21 µmol/L — à confirmer sur votre compte rendu, car cela dépend du laboratoire.21
  • Une élévation modérée (moins de 5 fois la normale) est fréquente et souvent bénigne ; une élévation majeure (plus de 10 à 15 fois) justifie une exploration rapide.1
  • La cause la plus fréquente de transaminases élevées est le foie gras métabolique, aujourd'hui appelé MASLD (ex-NAFLD) — souvent réversible par la perte de poids et l'activité physique.34
  • On distingue deux grands profils : la cytolyse (ASAT/ALAT au premier plan) et la cholestase (GGT, PAL et bilirubine au premier plan).1
  • Un chiffre isolé ne vaut jamais diagnostic : c'est le profil d'ensemble et votre contexte qui orientent.

Qu'est-ce que le bilan hépatique ?

Le foie est un organe central du métabolisme : il fabrique des protéines, stocke et libère du sucre, transforme les médicaments, produit la bile et neutralise de nombreux déchets. Le bilan hépatique (parfois appelé « bilan du foie » ou « tests hépatiques ») regroupe les dosages sanguins qui reflètent son fonctionnement et son intégrité.

Il ne s'agit pas d'un examen unique mais d'un panel de marqueurs complémentaires. Certains traduisent une souffrance des cellules du foie (les transaminases), d'autres une gêne à l'écoulement de la bile (GGT, phosphatases alcalines, bilirubine), d'autres encore la capacité de fabrication du foie (albumine, facteurs de coagulation). Lus ensemble, ils dessinent un « profil » qui oriente le médecin.1

Que mesure le bilan hépatique ?

Les transaminases : ASAT et ALAT (et leurs synonymes)

Les transaminases sont des enzymes présentes à l'intérieur des cellules. Quand des cellules du foie (les hépatocytes) sont endommagées, elles libèrent ces enzymes dans le sang : leur taux s'élève. C'est le marqueur clé de la cytolyse hépatique (la « destruction » de cellules hépatiques).1

Deux transaminases sont dosées, et chacune porte plusieurs noms — d'où une grande confusion :

  • ALAT = alanine aminotransférase = SGPT = TGP. C'est la plus spécifique du foie : une ALAT élevée pointe presque toujours vers le foie.1
  • ASAT = aspartate aminotransférase = SGOT = TGO. On la trouve dans le foie, mais aussi dans les muscles et le cœur : une ASAT isolément élevée peut donc venir d'un effort musculaire intense, d'une injection, et pas seulement du foie.1

Retenez : ALAT et SGPT, c'est la même chose ; ASAT et SGOT aussi. Les anciens sigles (SGOT/SGPT) restent très utilisés sur les comptes rendus. Articles dédiés : ALAT (la transaminase la plus spécifique du foie) et ASAT (rapport ASAT/ALAT, origine musculaire).

Les marqueurs de la bile : GGT, PAL et bilirubine

  • La gamma-GT (GGT), ou gamma-glutamyl-transférase, est très sensible mais peu spécifique : elle monte en cas de gêne biliaire, mais aussi avec l'alcool, certains médicaments, le surpoids et le foie gras.1 Pour tout savoir (taux normal, à partir de quand s'inquiéter, comment les faire baisser), voir notre article dédié : Gamma-GT élevé.
  • Les phosphatases alcalines (PAL) s'élèvent surtout en cas de cholestase (obstacle à l'écoulement de la bile). Elles proviennent aussi de l'os : une PAL élevée n'est « hépatique » que si la GGT l'est également.1
  • La bilirubine est le pigment issu de la destruction des globules rouges, éliminé par le foie via la bile. Son élévation peut donner un ictère (jaunisse). On la fractionne en bilirubine libre (non conjuguée) et conjuguée pour préciser l'origine.1 Article dédié : Bilirubine élevée, Gilbert et jaunisse.

Les marqueurs de fabrication

L'albumine et le TP (taux de prothrombine, reflet des facteurs de coagulation fabriqués par le foie) renseignent sur la capacité de synthèse du foie. Ils ne montent pas : au contraire, ils baissent quand le foie est durablement défaillant. Ils sont surtout utiles dans le suivi des maladies chroniques.

Pourquoi prescrit-on un bilan hépatique ?

Votre médecin peut le demander pour :

  • explorer une fatigue, des douleurs du ventre, un ictère, des urines foncées, des démangeaisons ;
  • surveiller la tolérance d'un médicament (beaucoup imposent un contrôle des transaminases) ;
  • dépister une atteinte du foie en présence de facteurs de risque : surpoids, diabète, syndrome métabolique, consommation d'alcool, hépatite56 ;
  • faire le point lors d'un bilan de santé, souvent avec le bilan lipidique et le bilan martial (fer/ferritine) ;
  • suivre une maladie hépatique connue.

Très souvent, des transaminases élevées découvertes par hasard sur une prise de sang de routine sont le point de départ de l'enquête.

Comment se déroule l'examen ? Faut-il être à jeun ?

Le bilan hépatique se fait sur une prise de sang veineuse, généralement au pli du coude. Pour les transaminases, la GGT, les PAL et la bilirubine seules, le jeûne n'est pas indispensable. En pratique, le bilan hépatique est très souvent prélevé en même temps que la glycémie ou le bilan lipidique, qui peuvent, eux, demander d'être à jeun : c'est alors la consigne globale de l'ordonnance qui s'applique.

Le plus simple : suivez l'indication portée sur votre ordonnance. Évitez un effort physique intense la veille (qui peut élever l'ASAT d'origine musculaire) et signalez vos médicaments et compléments. Pour le détail, voir Faut-il être à jeun pour une prise de sang ?.

Valeurs normales du bilan hépatique

Voici les repères usuels chez l'adulte. Les laboratoires français rendent ces enzymes en UI/L (unités internationales par litre) et la bilirubine en µmol/L.21

MarqueurValeurs usuelles (adulte)Ce qu'il explore
ALAT (SGPT / TGP)≈ < 35–45 UI/LCellules du foie (cytolyse)
ASAT (SGOT / TGO)≈ < 35–40 UI/LFoie + muscle/cœur (cytolyse)
GGT (gamma-GT)≈ < 40–60 UI/LBile, alcool, médicaments, foie gras
Phosphatases alcalines (PAL)≈ 30–120 UI/LBile (cholestase) + os
Bilirubine totale≈ < 17–21 µmol/L (≈ < 12 mg/L)Élimination biliaire (ictère)

À savoir : ces intervalles varient d'un laboratoire à l'autre selon la technique, le sexe et l'âge (les valeurs sont souvent un peu plus hautes chez l'homme). La référence qui compte est celle imprimée sur votre compte rendu. À noter : des travaux récents suggèrent qu'un ALAT « vraiment normal » serait plus bas que les seuils habituels — de l'ordre de 29–33 UI/L chez l'homme et 19–25 UI/L chez la femme —, ce qui invite à explorer des valeurs autrefois jugées limites.1

Cytolyse vs cholestase : deux profils à distinguer

C'est la clé de lecture d'un bilan hépatique. Plutôt qu'un chiffre isolé, on regarde quel groupe de marqueurs domine :1

  • Cytolyse hépatique : ce sont les transaminases (ASAT, ALAT) qui sont au premier plan, de façon disproportionnée par rapport aux PAL. Elle traduit une souffrance des cellules du foie (foie gras, alcool, médicaments, hépatites…).
  • Cholestase : ce sont les PAL, la GGT et souvent la bilirubine qui dominent, de façon disproportionnée par rapport aux transaminases. Elle traduit une gêne à l'écoulement de la bile (calcul, obstacle, certaines maladies du foie).

Souvent, les deux profils se mélangent. C'est précisément pour cela qu'on lit le bilan dans son ensemble : le rapport entre les marqueurs oriente bien plus que chaque valeur prise séparément.

Transaminases élevées : causes et quand s'inquiéter

C'est la grande question (« transaminases élevées, quand s'inquiéter ? »). Deux éléments comptent : l'ampleur de l'élévation et le contexte.

L'ampleur de l'élévation

  • Élévation modérée (moins de 5 fois la normale) : très fréquente, souvent liée au foie gras ou à un facteur passager. Elle se recontrôle et s'explore sans précipitation.1
  • Élévation marquée (5 à 10 fois) : justifie une enquête plus rapide.
  • Élévation majeure (plus de 10 à 15 fois la normale) : oriente vers une atteinte aiguë (hépatite virale, toxique/médicamenteuse, ischémique) et impose un avis médical rapide.1

Les causes les plus fréquentes

  1. Le foie gras métabolique (MASLD). C'est, de loin, la première cause de transaminases modérément élevées. Liée au surpoids, au diabète et au syndrome métabolique, elle est devenue extrêmement fréquente : chez les personnes diabétiques de type 2, le foie gras concerne environ deux tiers des patients.7 Les élévations d'enzymes hépatiques sont d'ailleurs fortement associées au syndrome métabolique dans la population générale.8
  2. L'alcool. Une consommation excessive élève les transaminases (souvent avec une GGT haute et un rapport ASAT/ALAT en faveur de l'ASAT).1
  3. Les médicaments et compléments. De très nombreux médicaments peuvent élever les transaminases (toxicité dose-dépendante ou réaction idiosyncrasique). Le paracétamol à forte dose est un exemple classique ; certaines plantes et compléments « détox » sont aussi en cause. C'est l'atteinte hépatique médicamenteuse (DILI), parfois difficile à identifier en cas de polymédication.9 Ne jamais arrêter seul un traitement : en parler au médecin.
  4. Les hépatites virales (A, B, C), à rechercher systématiquement devant une cytolyse.1
  5. Causes plus rares : hémochromatose (surcharge en fer — voir le bilan martial), hépatite auto-immune, maladie de Wilson, déficit en alpha-1 antitrypsine, maladie cœliaque, troubles thyroïdiens, ou une cause musculaire quand seule l'ASAT est élevée.1

Et les symptômes ?

Le plus souvent, des transaminases élevées sont silencieuses : pas de douleur, pas de signe — d'où leur découverte fortuite. Certains signes doivent toutefois faire consulter sans tarder : jaunisse (peau ou yeux jaunes), urines très foncées, selles décolorées, douleur intense sous les côtes à droite, fatigue majeure ou confusion. Ces signes ne posent pas de diagnostic à eux seuls, mais ils orientent l'urgence.

Comment faire baisser les transaminases

La règle d'or : on ne « fait pas baisser un chiffre », on traite la cause. Il n'existe ni remède miracle ni « détox » du foie. Les leviers efficaces dépendent de l'origine, et complètent la prise en charge médicale sans la remplacer.

  • Si c'est un foie gras (MASLD) — le cas le plus fréquent : la perte de poids et l'activité physique. C'est le traitement de première ligne. Une perte de poids de 7 à 10 % améliore nettement le foie, et une méta-analyse d'essais randomisés montre que diète + exercice combinés réduisent significativement l'ALAT et l'ASAT, davantage que l'un ou l'autre seul.43 Concrètement : alimentation moins sucrée et moins riche en aliments ultratransformés, activité physique régulière, réduction de l'alcool.
  • Revoir l'alcool. Diminuer ou arrêter la consommation fait souvent baisser les transaminases et la GGT.
  • Passer en revue les médicaments et compléments avec le médecin ou le pharmacien — sans jamais arrêter un traitement de soi-même.
  • Traiter une cause spécifique quand elle existe (hépatite virale, hémochromatose, etc.), ce qui relève d'une prise en charge médicale dédiée.

Côté délai : ne vous attendez pas à une normalisation « en quelques jours ». Les effets d'un changement de mode de vie se mesurent plutôt en semaines à quelques mois, et un contrôle sanguin permet de juger. Méfiez-vous des cures, tisanes et « nettoyages du foie » vendus comme miraculeux : aucun ne remplace le traitement de la cause.

Faites interpréter votre bilan hépatique par AI DiagMe

Un bilan hépatique ne se lit jamais chiffre par chiffre : ASAT, ALAT, GGT, PAL et bilirubine s'interprètent ensemble. C'est le profil (cytolyse ou cholestase) et votre contexte — poids, alcool, médicaments, glycémie — qui orientent, pas une valeur isolée.

👉 AI DiagMe interprète vos analyses — sanguines, urinaires ou de selles — en tenant compte de tout votre contexte, dans un langage clair. Un service informatif qui ne pose pas de diagnostic et complète, sans le remplacer, l'avis de votre médecin.

Avancées récentes de la recherche

D'après des publications récentes indexées sur PubMed :

  • Nouveau nom pour le foie gras : MASLD. En 2023, un consensus international a remplacé l'ancien terme NAFLD (« stéatose hépatique non alcoolique ») par MASLD (Metabolic dysfunction-Associated Steatotic Liver Disease), et NASH par MASH. Objectif : un nom plus juste, centré sur le dysfonctionnement métabolique et moins stigmatisant.1011
  • Des recommandations européennes actualisées. Les guides EASL-EASD-EASO 2024 confirment la perte de poids et l'activité physique comme socle du traitement, l'usage de scores non invasifs (comme le FIB-4) pour repérer la fibrose, et l'arrivée de nouveaux traitements ciblés pour certaines formes avancées.312
  • Le mode de vie reste le levier central. Une méta-analyse d'essais randomisés montre que diète et exercice combinés abaissent l'ALAT et l'ASAT et améliorent l'insulino-résistance dans le foie gras.4
  • Les enzymes hépatiques, marqueurs métaboliques. De grandes études de population confirment l'association forte entre élévation des transaminases/GGT et syndrome métabolique, renforçant l'idée de lire le bilan hépatique dans le contexte cardiométabolique global — aux côtés de la glycémie, du bilan lipidique et du bilan rénal, souvent perturbés dans les mêmes situations.87

Ces résultats concernent surtout la compréhension et la prise en charge ; les seuils d'interprétation, eux, restent à confirmer sur votre compte rendu et avec votre médecin.

Questions fréquentes

Que veulent dire les transaminases sur une prise de sang ?
Ce sont des enzymes du foie (ASAT et ALAT). Quand des cellules hépatiques sont abîmées, elles passent dans le sang : un taux élevé signale une souffrance du foie, qu'il faut interpréter avec les autres marqueurs.
ALAT, SGPT, TGP : est-ce la même chose ? Et ASAT, SGOT, TGO ?
Oui. ALAT = SGPT = TGP désignent la même enzyme, la plus spécifique du foie. ASAT = SGOT = TGO désignent l'autre, présente aussi dans les muscles et le cœur. Ce sont juste des noms différents.
Quelle est la différence entre ASAT et ALAT ?
L'ALAT est quasi spécifique du foie. L'ASAT existe aussi dans les muscles et le cœur : une ASAT isolément haute peut venir d'un effort intense ou d'une atteinte musculaire, pas forcément du foie.
Quel est le taux normal des transaminases ?
En repère usuel : ALAT et ASAT environ < 35–40 UI/L chez l'adulte, un peu plus haut chez l'homme. Les seuils varient selon le laboratoire ; fiez-vous à votre compte rendu.
Transaminases élevées : quand faut-il s'inquiéter ?
Une élévation modérée (moins de 5 fois la normale) est fréquente et souvent bénigne. Une élévation majeure (plus de 10–15 fois), ou accompagnée de jaunisse, d'urines foncées ou d'une grande fatigue, justifie un avis médical rapide.
Quel taux de transaminases est dangereux ?
Il n'y a pas un chiffre « dangereux » unique. C'est l'ampleur (par rapport à la normale du labo), la vitesse d'apparition et les signes associés qui comptent. Une cytolyse très importante impose une exploration urgente.
Quelle est la cause la plus fréquente de transaminases élevées ?
Le foie gras métabolique (MASLD), lié au surpoids, au diabète et au syndrome métabolique. Viennent ensuite l'alcool, les médicaments et les hépatites virales.
Qu'est-ce que la cytolyse hépatique ?
C'est l'élévation des transaminases (ASAT/ALAT) traduisant une atteinte des cellules du foie. On l'oppose à la cholestase, où dominent les PAL, la GGT et la bilirubine (gêne biliaire).
À quoi sert la gamma-GT (GGT) ?
La GGT explore surtout la voie biliaire. Très sensible, elle monte aussi avec l'alcool, certains médicaments, le surpoids et le foie gras. Isolée, une GGT un peu haute est fréquente et n'a pas toujours de gravité.
Comment faire baisser ses transaminases naturellement ?
En traitant la cause : si c'est un foie gras, perte de poids et activité physique sont les leviers les plus efficaces ; on revoit aussi l'alcool et les médicaments avec le médecin. Il n'existe pas de « détox » miracle ni de résultat « en quelques jours ».
Quels médicaments peuvent faire monter les transaminases ?
Beaucoup, dont le paracétamol à forte dose, certains antibiotiques, anti-inflammatoires, traitements du cholestérol, et des compléments/plantes « détox ». N'arrêtez jamais un traitement seul : signalez-le à votre médecin, qui jugera.
Le foie gras (stéatose) est-il grave et réversible ?
Au stade de simple stéatose, il est souvent réversible par la perte de poids et l'activité physique. Non pris en charge, il peut évoluer vers l'inflammation (MASH) puis la fibrose, d'où l'intérêt d'agir tôt.
Faut-il être à jeun pour un bilan hépatique ?
Pas spécifiquement pour les transaminases, la GGT, les PAL ou la bilirubine. Mais le bilan est souvent prélevé avec la glycémie ou le bilan lipidique, qui peuvent exiger le jeûne : suivez la consigne de l'ordonnance.
Le sport peut-il fausser le résultat ?
Oui pour l'ASAT : un effort intense la veille peut l'élever (origine musculaire). Mieux vaut éviter le sport intense juste avant la prise de sang et le signaler.
Un bilan hépatique perturbé avec une fatigue, est-ce lié ?
La fatigue est fréquente mais peu spécifique : elle peut accompagner une atteinte du foie comme bien d'autres causes. Un bilan perturbé se recontrôle et s'explore avec le médecin, sans conclure sur le seul symptôme.

À retenir

Le bilan hépatique se lit comme un tout : transaminases (ASAT/ALAT) pour la cytolyse, GGT/PAL/bilirubine pour la cholestase, le tout replacé dans votre contexte. Retenez les repères usuels (ALAT/ASAT ≈ < 35–40 UI/L, GGT ≈ < 40–60 UI/L, bilirubine ≈ < 17–21 µmol/L, à confirmer sur votre compte rendu), le fait qu'une élévation modérée est souvent bénigne alors qu'une élévation majeure demande une exploration rapide, et que la première cause — le foie gras (MASLD) — est souvent réversible par la perte de poids et l'activité physique. Pour une lecture fiable, l'ensemble de vos marqueurs et de votre profil doit être pris en compte — c'est précisément ce que permet AI DiagMe, en complément de votre médecin.

Sources

Sources officielles et publications scientifiques (PubMed) utilisées pour ce guide :

Footnotes

  1. Kwo PY, Cohen SM, Lim JK. ACG Clinical Guideline: Evaluation of Abnormal Liver Chemistries. American Journal of Gastroenterology, 2017. PubMed · DOI 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

  2. Assurance Maladie (Ameli) — Bilan hépatique, transaminases et examens du foie. ameli.fr 2

  3. European Association for the Study of the Liver (EASL-EASD-EASO). Clinical Practice Guidelines on the management of metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease (MASLD). Journal of Hepatology, 2024. PubMed · DOI 2 3

  4. Fernández T et al. Lifestyle changes in patients with non-alcoholic fatty liver disease: A systematic review and meta-analysis. PLoS One, 2022. PubMed · DOI 2 3

  5. Haute Autorité de Santé (HAS) — recommandations sur le diagnostic et la prise en charge des maladies chroniques du foie et de la stéatose hépatique métabolique. has-sante.fr

  6. Association Française pour l'Étude du Foie (AFEF) — recommandations sur le dépistage et la prise en charge de la maladie stéatosique du foie (MASLD). afef.asso.fr

  7. Younossi ZM et al. The Global Epidemiology of Nonalcoholic Fatty Liver Disease and Nonalcoholic Steatohepatitis Among Patients With Type 2 Diabetes. Clinical Gastroenterology and Hepatology, 2024. PubMed · DOI 2

  8. Ghotbi S et al. Evaluation of elevated serum liver enzymes and metabolic syndrome in the PERSIAN Guilan cohort study population. Heliyon, 2024. PubMed · DOI 2

  9. Weber S, Gerbes AL. Challenges and Future of Drug-Induced Liver Injury Research — Laboratory Tests. International Journal of Molecular Sciences, 2022. PubMed · DOI

  10. Rinella ME et al. A multisociety Delphi consensus statement on new fatty liver disease nomenclature. Hepatology, 2023. PubMed · DOI

  11. Kanwal F et al. Metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease: Update and impact of new nomenclature on the AASLD practice guidance on nonalcoholic fatty liver disease. Hepatology, 2023. PubMed · DOI

  12. Huang DQ et al. Metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease in adults. Nature Reviews Disease Primers, 2025. PubMed · DOI

Avertissement médical. Cette fiche est fournie à titre informatif et éducatif ; elle ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. Les valeurs de référence varient selon les laboratoires et les techniques : seul votre médecin peut interpréter vos résultats dans votre contexte.