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Bilan vitaminique : vitamine D, B12, taux normaux, carences

Vitamine D, B12, folates : taux normaux, quand un dosage est vraiment utile et pourquoi l'Anses fixe un repère de 15 µg/j de vitamine D par jour.

Mis à jour le 17 août 202616 min de lectureRédigé par l'Équipe Blood Analysis · Relu et vérifié par Julien Priour

Le bilan vitaminique regroupe les dosages sanguins des principales vitamines, au premier rang desquelles la vitamine D, la vitamine B12 et les folates (vitamine B9). On le prescrit le plus souvent pour rechercher une carence devant une fatigue, une anémie ou des troubles neurologiques. Ce guide vous explique simplement à quoi servent ces vitamines, comment lire vos résultats, ce que signifie une carence en vitamine D ou en B12, et dans quels cas une supplémentation est utile — sans tomber dans le dosage systématique, que les autorités déconseillent.

En bref

  • Le bilan vitaminique courant explore surtout la vitamine D (25-OH-D), la vitamine B12 (cobalamine) et les folates (B9).1
  • La vitamine D participe à la santé osseuse (absorption du calcium) ; la B12 et les folates sont indispensables aux globules rouges et au système nerveux.2
  • Valeurs indicatives : vitamine D souhaitable ≈ 30–60 ng/mL, carence < 20 ng/mL ; B12200–900 pg/mL ; folates sériques > 4 ng/mL — mais tout dépend du laboratoire.34
  • La B12 sérique seule manque de fiabilité : en zone limite, on la complète par le dosage de l'acide méthylmalonique (MMA) ou de la B12 active (holotranscobalamine).56
  • Les carences en B12 touchent surtout les régimes végétaliens, les personnes âgées et les utilisateurs au long cours de metformine ou d'IPP (médicaments de l'estomac).4
  • Le dosage systématique de la vitamine D n'est pas recommandé chez l'adulte en bonne santé ; on le réserve à des situations à risque.3
  • On ne se supplémente pas « à l'aveugle » : une forte dose non surveillée de vitamine D peut provoquer un surdosage (hypercalcémie).7

Qu'est-ce que le bilan vitaminique ?

Les vitamines sont des micronutriments que l'organisme ne sait pas (ou peu) fabriquer et qu'il doit puiser dans l'alimentation — à l'exception notable de la vitamine D, en partie synthétisée par la peau sous l'effet du soleil. Le bilan vitaminique mesure leur concentration dans le sang pour repérer un manque (carence) ou, plus rarement, un excès.

En pratique, trois vitamines concentrent l'essentiel des prescriptions :

  • la vitamine D, dosée sous la forme 25-hydroxy-vitamine D (25-OH-D), le reflet le plus fiable de vos réserves ; elle est centrale pour fixer le calcium sur l'os (voir le bilan phosphocalcique) ;
  • la vitamine B12 (cobalamine), indispensable à la fabrication des globules rouges et au bon fonctionnement des nerfs ;
  • les folates (vitamine B9), qui agissent en tandem avec la B12 et sont cruciaux avant et pendant la grossesse.

D'autres vitamines (B1, B6, A, E…) se dosent sur point d'appel précis, hors du bilan courant. L'ensemble s'interprète avec la numération formule sanguine (NFS), car une carence en B12 ou en folates provoque une anémie particulière (dite macrocytaire, à gros globules rouges) — c'est d'ailleurs le VGM élevé qui met souvent sur la piste avant même le dosage.

Pourquoi « doser toutes les vitamines » n'a pas de sens

C'est la demande la plus fréquente, et le principal malentendu. Il n'existe pas de « statut vitaminique » global qu'on obtiendrait en cochant toutes les cases d'une ordonnance : il existe des dosages isolés, répondant chacun à une question précise. Trois raisons à cela.

Toutes les vitamines ne se mesurent pas utilement dans le sang. Pour plusieurs d'entre elles, la concentration circulante dépend surtout des protéines de transport ou de l'inflammation du moment, et reflète mal les réserves.

Chaque dosage supplémentaire fabrique des faux positifs. Un intervalle de référence englobe environ 95 % des personnes en bonne santé : sur une longue liste d'analyses, il est probable qu'au moins une ressorte « hors norme » sans que rien ne se passe. C'est le raisonnement que les autorités françaises appellent la pertinence des examens de biologie médicale : un dosage se justifie par une question clinique, pas par l'envie de « faire le point ».8

Se supplémenter « au cas où » n'a pas fait ses preuves. Une analyse de trois cohortes américaines totalisant 390 124 adultes n'a retrouvé aucune réduction de la mortalité chez les utilisateurs quotidiens de multivitamines.9 Cela ne dit rien du traitement d'une carence avérée — mais beaucoup de la prise « par précaution ».

Pourquoi prescrire un bilan vitaminique ?

Votre médecin peut en demander tout ou partie pour :

  • explorer une fatigue persistante, une pâleur, un essoufflement ou une anémie repérée sur la NFS ;
  • rechercher une carence en vitamine D en cas de douleurs osseuses ou musculaires, de chutes à répétition, d'ostéoporose ou de fracture ;
  • investiguer des signes neurologiques évocateurs d'un manque de B12 : fourmillements des mains et des pieds, troubles de l'équilibre, de la mémoire ou de l'humeur ;
  • surveiller les personnes à risque : régime végétalien/végétarien, chirurgie de l'estomac ou de l'intestin, maladie cœliaque, traitement prolongé par metformine (diabète) ou inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ;4
  • accompagner un projet de grossesse (folates) ou un suivi de personne âgée.

Comment se déroule l'examen ?

Le bilan vitaminique se fait sur une simple prise de sang veineuse, en général au pli du coude.

Faut-il être à jeun ? Pour la vitamine D, la B12 et les folates, le jeûne n'est pas indispensable. Si le bilan est associé à une glycémie ou à un bilan lipidique, c'est pour ces derniers qu'un jeûne sera demandé (voir Faut-il être à jeun pour une prise de sang ?).

Bon à savoir : signalez tout complément déjà pris. Pour la B12, une supplémentation récente peut normaliser le dosage sanguin sans avoir corrigé la carence tissulaire — le chiffre rassure alors à tort.

Valeurs normales du bilan vitaminique

Voici des valeurs de référence indicatives chez l'adulte. Elles varient selon la technique du laboratoire et les unités utilisées : fiez-vous toujours à l'intervalle imprimé sur votre compte rendu.

Vitamine (dosage)Valeurs indicativesUnités
Vitamine D (25-OH-D) — carence< 20 (déficit sévère < 10)ng/mL
Vitamine D (25-OH-D) — souhaitable~ 30 – 60ng/mL
Vitamine B12 (cobalamine)~ 200 – 900pg/mL
B12 — zone limite200 – 350 (→ confirmer par le MMA)pg/mL
Folates (B9) sériques> 4 (carence si < 4)ng/mL

À savoir : pour la vitamine D, 1 ng/mL ≈ 2,5 nmol/L (un seuil de 20 ng/mL équivaut à 50 nmol/L). Pour la B12, le pg/mL équivaut au ng/L (1 pg/mL ≈ 0,738 pmol/L). Les seuils de la vitamine D font débat : beaucoup d'autorités fixent la limite de carence à 20 ng/mL, sans qu'un taux « optimal » plus élevé soit clairement démontré.310

⚠️ Piège de lecture : un intervalle de référence n'est pas un objectif de santé. Il décrit ce qui a été mesuré dans une population de comparaison, pas ce qu'il faudrait atteindre. Pour la vitamine D, un résultat « dans les normes du labo » peut donc correspondre à un déficit réel — et l'inverse est vrai aussi, puisqu'un laboratoire qui place sa limite à 30 ng/mL trouvera un « manque » chez presque tout le monde en hiver.10

Combien en faut-il ? Les repères français

Les seuils sanguins disent où vous en êtes ; les références nutritionnelles, fixées en France par l'Anses, disent combien il faut en consommer. Voici les valeurs adulte, avec la limite supérieure de sécurité (LSS) — l'apport quotidien au-delà duquel un risque d'effet indésirable ne peut plus être écarté.11

VitamineRepère adulte (par jour)Limite supérieure de sécurité
Vitamine D15 µg (600 UI)100 µg (4 000 UI)
Vitamine B124 µgnon fixée
Folates (B9)330 µg EFA1 000 µg (acide folique)
Vitamine C110 mgnon fixée
Vitamine B61,7 mg (homme) · 1,6 mg (femme)12 mg
Vitamine A750 µg ER (homme) · 650 µg (femme)3 000 µg ER
Vitamine E10 mg (homme) · 9 mg (femme)300 mg

Un chiffre mérite qu'on s'y arrête. Pour la vitamine D, l'Anses retient 15 µg/j — une valeur définie en ne comptant que l'apport alimentaire, sans la part fabriquée par la peau. Or, d'après l'étude nationale INCA 3, les apports alimentaires moyens des adultes de 18 à 79 ans ne sont que de 3,1 µg/j.12 L'écart n'est pas un scandale : il rappelle que la vitamine D vient surtout du soleil, et que c'est en hiver que la question se pose. Pour les femmes ayant un projet de grossesse ou enceintes, le repère en folates passe à 600 µg EFA/j.11

Interpréter vos résultats

Carence en vitamine D

La carence en vitamine D est fréquente (faible ensoleillement, peau foncée, âge, surpoids) et le plus souvent silencieuse ; profonde et durable, elle fragilise l'os et majore le risque de chutes. Point clé : une supplémentation systématique de la population non carencée ne réduit pas les fractures ni les chutes1314 — on cible donc le dosage et le traitement.3

👉 Tout est détaillé dans notre article dédié : Vitamine D : taux normal, carence, ampoule et soleil.

Carence en vitamine B12

Une B12 basse doit faire chercher une cause : apport insuffisant (régime végétalien), malabsorption (maladie de Biermer, âge, chirurgie digestive) ou médicaments.42 Le cas de la metformine est le mieux documenté : la baisse des taux de B12 y est liée à la dose et à la durée du traitement, ce qui justifie une surveillance chez les personnes traitées au long cours — sans jamais interrompre le traitement de soi-même.15 Une carence peut donner une anémie et des atteintes neurologiques parfois irréversibles si on tarde. La B12 sérique n'étant pas un test parfait, on la complète en zone limite par le MMA, l'homocystéine ou la B12 active.56

👉 Détails (symptômes, aliments, oral vs injection, effets secondaires) dans l'article dédié : Vitamine B12 : carence, symptômes, aliments et taux normal.

Carence en folates (B9)

Les folates s'épuisent vite (réserves faibles). Une carence survient en cas d'apport insuffisant (alimentation pauvre en légumes verts), d'alcoolisme, de malabsorption ou de besoins accrus (grossesse). Comme la B12, elle provoque une anémie macrocytaire. Point capital de santé publique : un apport suffisant en folates avant la conception et en début de grossesse prévient les anomalies de fermeture du tube neural du bébé (spina bifida) — c'est pourquoi une supplémentation en acide folique (0,4 mg/j) est recommandée à toute femme ayant un projet de grossesse.16

👉 Détails (aliments, grossesse, folates érythrocytaires, lien avec la B12) dans l'article dédié : Folates (vitamine B9) : carence, grossesse et taux normal.

Taux élevés

Une B12 élevée n'a le plus souvent aucune signification inquiétante ; rarement, une élévation marquée et inexpliquée peut justifier de chercher une cause hépatique ou hématologique.5 L'excès de vitamine D, lui, mérite une section à part (voir plus bas) : il ne vient jamais du soleil, mais toujours d'une supplémentation non surveillée.7

Les autres vitamines : quand un dosage a vraiment un sens

Ces dosages ne sont pas des tests de dépistage : chacun répond à une situation clinique identifiée.

  • Vitamine B1 (thiamine) — sa carence donne le béribéri, avec atteintes neurologiques et cardiaques ; elle n'est pas toujours alimentaire et s'associe souvent à l'alcoolisme ou à une malabsorption.11 Rare, mais potentiellement aiguë et grave, notamment après chirurgie bariatrique.
  • Vitamine B6 — remarquable par l'inverse : une supplémentation prolongée à forte dose peut provoquer une neuropathie périphérique des mains et des pieds.17 D'où la limite de sécurité fixée par l'Anses (12 mg/j chez l'adulte), inférieure à ce que contiennent certains compléments.11
  • Vitamine C — son manque profond conduit au scorbut ; en France, il reste rare mais réapparaît en cas d'alimentation très restreinte. Elle favorise aussi l'absorption du fer non héminique, ce qui la relie au bilan martial.11
  • Vitamine A (rétinol) — le manque touche d'abord la vision crépusculaire ; en France, le vrai sujet est l'excès, en particulier pendant la grossesse, où un apport élevé est tératogène.11
  • Vitamine E — une carence isolée traduit presque toujours une malabsorption des graisses (cholestase, mucoviscidose, dénutrition sévère) et se manifeste par une ataxie.11

Point technique commun à la vitamine A et à la vitamine E : elles circulent liées à des protéines. Une albumine basse ou un bilan hépatique perturbé modifient donc le résultat sans que le statut vitaminique soit en cause.

Trop de vitamines : le risque qu'on sous-estime

Les vitamines hydrosolubles excédentaires sont éliminées par le rein — la B12, stockée par l'organisme, faisant exception. Les vitamines liposolubles (A, D, E, K) s'accumulent : c'est là qu'est le risque d'une prise non surveillée.

L'Anses est explicite sur la vitamine D : plusieurs cas de surdosage ont été enregistrés chez des nourrissons après la prise de compléments alimentaires. Elle recommande de privilégier les médicaments aux compléments alimentaires, parce qu'un médicament garantit une information claire sur les doses et le risque de surdosage — l'apport devant dans tous les cas se faire sur prescription d'un professionnel de santé.12

Les conséquences d'un excès sont concrètes : une hypercalcémie, c'est-à-dire un taux de calcium trop élevé dans le sang, entraînant la calcification de certains tissus avec des retentissements cardiologiques et rénaux ; et, au-delà, des maux de tête, des nausées, des vomissements, une perte de poids ou une fatigue intense.127 C'est pour cette raison que ce guide ne donne aucune posologie.

Faut-il se supplémenter ? Aliments et bons réflexes

  • Vitamine D : sources naturelles = poissons gras (saumon, maquereau, sardine, hareng), huile de foie de morue, jaune d'œuf, et surtout l'exposition solaire raisonnable.12 En supplément, les sociétés savantes privilégient un apport quotidien ou régulier plutôt que de très fortes doses espacées.18
  • Vitamine B12 : sources exclusivement animales (viande, abats, poisson, œufs, produits laitiers). Les personnes au régime végétalien doivent se supplémenter. En cas de malabsorption (Biermer), la voie injectable est parfois nécessaire ; sinon, la B12 orale à dose adaptée est souvent efficace.2
  • Folates : légumineuses, légumes à feuilles vertes, foie.11 Supplémentation systématique en projet de grossesse.16

Dans tous les cas, une supplémentation se décide avec un médecin, après avoir confirmé le besoin : se traiter à l'aveugle peut masquer un problème (ou, pour la vitamine D, conduire à un surdosage).

Avancées récentes de la recherche

D'après des publications récentes indexées sur PubMed :

  • Vitamine D : moins de dosage et de suppléments « pour tout le monde ». La recommandation 2024 de l'Endocrine Society déconseille le dosage de routine de la 25-OH-D et la supplémentation empirique chez l'adulte sain de moins de 75 ans ; elle suggère un apport ciblé chez l'enfant, la personne très âgée, la femme enceinte et le prédiabétique à haut risque.318
  • Pas de bénéfice osseux dans la population générale. Dans l'essai VITAL (près de 26 000 adultes non carencés), 2000 UI/j de vitamine D n'ont pas réduit les fractures, ni le risque de chutes.1314
  • Mortalité par cancer : un signal, à nuancer. Une méta-analyse sur données individuelles (≈ 105 000 participants) ne montre pas de réduction globale de la mortalité par cancer, mais suggère un bénéfice quand la vitamine D est prise quotidiennement (et non en bolus), surtout après 70 ans.19
  • B12 : mieux vaut combiner les marqueurs. Les revues récentes confirment que la B12 sérique seule peut manquer des carences ; l'association au MMA ou à la B12 active améliore le diagnostic.56

Ces résultats concernent le dépistage et la prise en charge ; ils n'autorisent aucune automédication et ne remplacent pas l'avis de votre médecin.

Faites interpréter votre bilan vitaminique par AI DiagMe

Un taux de vitamine D ou de B12 ne se lit jamais seul : son sens dépend de votre NFS, de votre calcium, de vos symptômes, de vos traitements et de votre mode de vie. C'est ce croisement qui donne sa vraie valeur au résultat.

👉 AI DiagMe interprète vos analyses — sanguines, urinaires ou de selles — en tenant compte de tout votre contexte, dans un langage clair. Un service informatif qui ne pose pas de diagnostic et complète, sans le remplacer, l'avis de votre médecin.

Questions fréquentes

À quoi sert la vitamine D ?
La vitamine D aide l'intestin à absorber le calcium et participe à la minéralisation des os et au fonctionnement musculaire. Elle est en partie fabriquée par la peau sous l'effet du soleil. Une carence prolongée fragilise l'os et peut favoriser les chutes chez la personne âgée.
Quel est le taux normal de vitamine D ?
Indicativement, un taux souhaitable se situe autour de 30–60 ng/mL (75–150 nmol/L) ; on parle de carence en dessous de 20 ng/mL et de déficit sévère sous 10 ng/mL. Ces seuils varient selon les sources et le laboratoire : fiez-vous à votre compte rendu.
Peut-on prendre de la vitamine D tous les jours ?
Oui : les données récentes plaident plutôt pour un apport quotidien ou régulier à dose modérée que pour de très fortes doses espacées. Mais la dose doit être adaptée par un médecin : un excès non surveillé peut provoquer un surdosage (trop de calcium dans le sang).
Quels aliments sont riches en vitamine B12 ?
La B12 est presque exclusivement d'origine animale : viande, abats, poisson, œufs et produits laitiers. Les personnes suivant un régime végétalien n'en trouvent quasiment pas dans leur alimentation et doivent se supplémenter.
Quelles sont les causes d'un manque de vitamine B12 ?
Principalement : un apport insuffisant (régime végétalien), une malabsorption (maladie de Biermer, maladie cœliaque, chirurgie digestive, âge) et certains médicaments au long cours (metformine, IPP). Une B12 basse impose d'en chercher la cause.
Faut-il être à jeun pour un bilan vitaminique ?
Non, le dosage de la vitamine D, de la B12 et des folates ne nécessite pas d'être à jeun. Si votre ordonnance associe une glycémie ou un bilan lipidique, c'est pour ces examens-là que le jeûne sera demandé.
Une carence en vitamine D ou en B12 donne-t-elle de la fatigue ?
Elle peut y contribuer, mais la fatigue est peu spécifique. Une carence en B12 ou en folates peut entraîner une anémie (donc de la fatigue), et une carence profonde en vitamine D des douleurs osseuses ou musculaires. Seul un bilan interprété dans son contexte permet de faire le lien.
Peut-on prendre trop de vitamine B6 ?
Oui, et c'est la particularité de cette vitamine : une supplémentation prolongée à forte dose peut provoquer une neuropathie périphérique.17 L'Anses fixe une limite supérieure de sécurité de 12 mg/j chez l'adulte.11

À retenir

Le bilan vitaminique explore surtout la vitamine D, la B12 et les folates. Retenez les ordres de grandeur (vitamine D souhaitable ≈ 30–60 ng/mL, B12 ≈ 200–900 pg/mL, variables selon le labo), qu'une carence en B12 impose d'en chercher la cause (régime végétalien, malabsorption, metformine/IPP) et que la vitamine D se dose et se supplémente de façon ciblée, pas systématiquement. Aucune valeur ne se lit seule : c'est l'ensemble de vos marqueurs et de votre profil qui compte — exactement ce que permet AI DiagMe, en complément de votre médecin.

Sources

Sources officielles et publications scientifiques (PubMed) utilisées pour ce guide :

Footnotes

  1. Assurance Maladie (Ameli) — Analyses de sang : vitamine D, vitamine B12, folates et indications de dosage. ameli.fr

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  8. Haute Autorité de Santé (HAS) — Pertinence des soins : juste prescription des examens de biologie médicale. has-sante.fr

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  11. Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) — Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux : repères adulte et limites supérieures de sécurité pour les vitamines A, B1, B6, B9, B12, C, D et E ; rôles et manifestations de carence. anses.fr 2 3 4 5 6 7 8 9

  12. Anses — Vitamine D : pourquoi et comment assurer un apport suffisant ? (apports moyens de 3,1 µg/j chez les adultes de 18-79 ans selon l'étude INCA 3 ; cas de surdosage chez le nourrisson par compléments alimentaires ; recommandation de privilégier les médicaments et de n'apporter la vitamine D que sur prescription ; hypercalcémie et autres signes d'excès). anses.fr 2 3 4

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Avertissement médical. Cette fiche est fournie à titre informatif et éducatif ; elle ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. Les valeurs de référence varient selon les laboratoires et les techniques : seul votre médecin peut interpréter vos résultats dans votre contexte.