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Électrophorèse des protéines : lire votre profil

Électrophorèse des protéines sériques (EPS) : à quoi sert cet examen, ce qu'est un pic monoclonal, les valeurs normales des fractions (albumine, alpha, bêta, gamma) et comment lire vos résultats.

Publié le 20 juillet 202612 min de lectureRédigé par l'Équipe Blood Analysis · Relu et vérifié par Julien Priour

L'électrophorèse des protéines sériques (EPS, parfois notée EPP) est un examen sanguin qui sépare les protéines de votre sérum en plusieurs fractions — albumine, alpha-1, alpha-2, bêta et gamma — pour en dessiner un profil. Elle ne donne donc pas un chiffre unique mais une image de vos protéines, très utile pour repérer une gammapathie monoclonale (un « pic » anormal). Ce guide vous explique ce que mesure l'EPS, ce qu'est un pic monoclonal, les valeurs normales des fractions et comment lire un profil — sans dramatiser, car un pic n'est pas synonyme de cancer. C'est un examen qui complète le bilan hépatique et s'interprète avec les protéines totales et l'albumine.

En bref

  • L'EPS sépare les protéines du sérum en 5 fractions (albumine, alpha-1, alpha-2, bêta, gamma) et fournit un profil, pas une valeur isolée.12
  • Son usage principal : détecter et suivre une gammapathie monoclonale — un pic étroit dans la zone gamma (« pic monoclonal », paraprotéine ou « M-spike »), qui oriente vers un myélome, une MGUS ou une maladie de Waldenström.34
  • Un pic est presque toujours complété par une immunofixation, un dosage des chaînes légères libres sériques et une recherche de protéinurie de Bence-Jones (EPU).35
  • D'autres profils parlent : hypergammaglobulinémie polyclonale (infection, inflammation, cirrhose = bloc bêta-gamma), hypogammaglobulinémie (déficit immunitaire), profil néphrotique (albumine basse, alpha-2 haute) ou déficit en alpha-1-antitrypsine.62
  • Pas besoin d'être à jeun en règle générale : suivez simplement la consigne de votre ordonnance.1
  • Un pic n'est pas toujours un cancer : la MGUS est fréquente après 50 ans et souvent bénigne ; c'est le bilan complet qui tranche, en milieu spécialisé.78

Qu'est-ce que l'électrophorèse des protéines ?

Votre sang transporte des centaines de protéines différentes. L'électrophorèse est une technique de laboratoire qui les fait migrer dans un champ électrique : selon leur charge et leur taille, elles se regroupent en bandes. On obtient une courbe avec cinq grandes fractions, de la plus rapide à la plus lente :12

  • l'albumine, de loin la plus abondante (le grand pic à gauche) ;
  • les alpha-1 globulines (dont l'alpha-1-antitrypsine) ;
  • les alpha-2 globulines (haptoglobine, alpha-2-macroglobuline) ;
  • les bêta globulines (transferrine, une partie du complément) ;
  • les gamma globulines, c'est-à-dire les immunoglobulines (anticorps).

L'intérêt de l'EPS n'est pas de « peser » chaque protéine, mais de révéler la forme de la courbe. Une bosse, un creux ou surtout un pic étroit et pointu dans une fraction racontent chacun une histoire différente. C'est pourquoi on parle de profil protéique.

EPS, immunofixation, chaînes légères : trois examens complémentaires. L'EPS repère une anomalie ; l'immunofixation (IF) l'identifie (elle précise le type d'immunoglobuline, par ex. IgG kappa) ; le dosage des chaînes légères libres sériques la quantifie finement. Ces examens vont souvent ensemble.35

Pourquoi doser (faire une électrophorèse des protéines) ?

Le médecin prescrit une EPS surtout pour rechercher ou surveiller une gammapathie monoclonale, c'est-à-dire la production anormale, par un clone de plasmocytes, d'une seule et même immunoglobuline — la fameuse paraprotéine. Les situations classiques sont :346

  • une vitesse de sédimentation élevée inexpliquée, une anémie, des douleurs osseuses, une insuffisance rénale, une hypercalcémie — le fameux « CRAB » du myélome multiple ;
  • un taux de protéines totales anormalement élevé (voir protéines totales), qui pousse à regarder de plus près la fraction gamma ;
  • une suspicion d'infection chronique, de maladie inflammatoire ou de maladie du foie (l'EPS complète alors le bilan hépatique) ;
  • des infections à répétition faisant craindre un déficit immunitaire (gamma basse) ;
  • le suivi d'une gammapathie déjà connue (MGUS, myélome traité), où l'on surveille l'évolution du pic.7

C'est donc un examen d'orientation puissant : il ne pose pas de diagnostic à lui seul, mais il déclenche la bonne cascade d'examens.

Faut-il être à jeun ?

En règle générale, l'électrophorèse des protéines ne nécessite pas d'être à jeun : c'est une simple prise de sang veineux. Un repas récent peut légèrement troubler le sérum (aspect « lactescent » après un repas très gras), mais cela ne modifie pas l'interprétation des fractions. Suivez la consigne précise de votre ordonnance : si d'autres analyses sont associées (glycémie, bilan lipidique), c'est parfois le jeûne de ces examens qui s'impose (voir Faut-il être à jeun pour une prise de sang ?).1

Valeurs normales des fractions

Voici des valeurs de référence indicatives chez l'adulte, exprimées en valeur absolue (g/L, unité SI) et en pourcentage des protéines totales. Elles varient selon le laboratoire, la technique et l'âge : fiez-vous à l'intervalle imprimé sur votre compte rendu.

FractionValeur absolue (g/L)Part des protéines (%)
Protéines totales60 – 80100 %
Albumine35 – 50~ 55 – 65 %
Alpha-1 globulines1 – 3~ 2 – 5 %
Alpha-2 globulines6 – 10~ 7 – 13 %
Bêta globulines7 – 12~ 8 – 15 %
Gamma globulines7 – 16~ 11 – 22 %

À savoir : ces bornes sont approximatives et varient d'un laboratoire à l'autre. Sur un profil, c'est la forme de la courbe — un pic, un bloc, un creux — qui compte souvent plus que le chiffre exact d'une fraction. Seul votre médecin interprète le tracé dans votre contexte.26

Interpréter vos résultats

Un profil se lit fraction par fraction, mais surtout globalement. Voici les grands motifs.

Un pic dans la zone gamma (pic monoclonal)

Le résultat qui inquiète le plus est le pic monoclonal : une bande étroite et pointue, le plus souvent dans la zone gamma, traduisant la sécrétion d'une seule immunoglobuline par un clone de plasmocytes. C'est la signature d'une gammapathie monoclonale.43 Les causes principales :

  • la MGUS (gammapathie monoclonale de signification indéterminée) : de loin la plus fréquente, notamment après 50 ans, sans maladie active — un simple pic à surveiller ;789
  • le myélome multiple : prolifération maligne de plasmocytes, avec souvent un pic élevé, une anémie, des lésions osseuses, une atteinte rénale ou une hypercalcémie ;3
  • la maladie de Waldenström (macroglobulinémie), liée à un pic de type IgM ;
  • plus rarement, l'amylose AL et d'autres proliférations lymphoïdes.

Devant un pic, la conduite est claire : avis spécialisé (hématologie). L'immunofixation précise le type (IgG, IgA, IgM, kappa ou lambda), les chaînes légères libres sériques et le rapport kappa/lambda affinent l'évaluation, et l'on recherche une protéinurie de Bence-Jones dans les urines (électrophorèse des protéines urinaires, EPU).35 C'est cet ensemble — et non l'EPS seule — qui distingue une MGUS bénigne d'un myélome.

MGUS ≠ myélome. C'est le point à retenir pour ne pas s'alarmer : la MGUS touche environ 3 % des personnes de plus de 50 ans et ne se transforme en maladie active qu'à un rythme faible, de l'ordre de 1 % par an. La grande majorité des porteurs d'un petit pic n'auront jamais de myélome ; ils bénéficient d'une simple surveillance.78

Gamma augmentée de façon diffuse (hypergammaglobulinémie polyclonale)

Quand la fraction gamma est globalement élevée mais large, sans pic, on parle d'hypergammaglobulinémie polyclonale. Elle est rassurante au sens où elle traduit une réaction immunitaire normale, et non un clone : infections chroniques, maladies inflammatoires ou auto-immunes, et surtout maladies du foie. Dans la cirrhose, la fusion des fractions bêta et gamma donne un aspect caractéristique de « bloc bêta-gamma » — d'où l'intérêt de croiser l'EPS avec le bilan hépatique et la vitesse de sédimentation.26

Gamma basse (hypogammaglobulinémie)

Une fraction gamma basse signale un manque d'anticorps : déficit immunitaire (primitif ou acquis), fuite protéique, certains traitements, ou — attention — certaines gammapathies où le clone « écrase » les immunoglobulines normales. Devant des infections à répétition, ce profil justifie un bilan immunitaire.6

Anomalies des autres fractions

  • Albumine basse + alpha-2 élevée : profil évocateur d'un syndrome néphrotique (fuite d'albumine dans les urines), à relier au dosage de l'albumine et à la protéinurie.2
  • Alpha-1 effondrée : peut révéler un déficit en alpha-1-antitrypsine, cause héréditaire d'emphysème et d'atteinte hépatique.2
  • Alpha-2 et alpha-1 augmentées : profil inflammatoire (protéines de l'inflammation), à confronter à la CRP et à la vitesse de sédimentation.

EPS et cancer : la nuance. Un pic monoclonal n'est pas un « marqueur de cancer » au sens habituel. Il traduit un clone de plasmocytes qui, le plus souvent (MGUS), reste inoffensif. L'EPS ne dépiste pas les tumeurs solides ; elle explore les protéines et les proliférations plasmocytaires.

Facteurs d'influence

Plusieurs éléments modifient le tracé : l'âge (la gamma monte un peu avec les années), la grossesse et les œstrogènes (qui modifient certaines fractions), une déshydratation (qui concentre les protéines), une dénutrition ou une maladie du foie (albumine basse), une inflammation aiguë, et les traitements — en particulier les anticorps monoclonaux thérapeutiques comme le daratumumab (anti-CD38 utilisé dans le myélome), qui peuvent apparaître comme un petit pic sur l'EPS et l'immunofixation et être confondus avec la paraprotéine du patient.1011 Signalez toujours vos traitements et votre contexte : ils changent la lecture.

Avancées récentes de la recherche

D'après des publications récentes indexées sur PubMed :

  • Les chaînes légères libres et le rapport kappa/lambda se sont imposés comme complément indispensable de l'EPS. Le dosage sérique des chaînes légères libres augmente nettement la sensibilité du dépistage des gammapathies (notamment des myélomes « à chaînes légères ») et sert au pronostic et au suivi ; les recommandations invitent à coupler EPS et chaînes légères plutôt qu'à se fier à la seule électrophorèse.75
  • Les critères IMWG ont modernisé la définition du myélome. Depuis 2014, le groupe de travail international sur le myélome (IMWG) intègre des biomarqueurs (dont un rapport de chaînes légères très déséquilibré) aux côtés des atteintes d'organe « CRAB » pour poser le diagnostic plus tôt — ce qui a directement fait évoluer l'usage de l'EPS et de ses examens compagnons.4
  • La spectrométrie de masse est en train de remplacer l'immunofixation dans certains laboratoires. Plus sensible, elle détecte des pics minimes, distingue la paraprotéine du patient des anticorps thérapeutiques (daratumumab) et pourrait à terme se substituer aux méthodes électrophorétiques pour diagnostiquer et suivre le myélome, selon un rapport dédié de l'IMWG.1112

Ces résultats concernent le diagnostic et la recherche ; ils n'autorisent aucune automédication et ne remplacent pas l'avis de votre médecin.

Faites interpréter votre électrophorèse des protéines par AI DiagMe

Une électrophorèse ne se lit jamais seule : son sens dépend de la forme du profil, de vos protéines totales, de votre albumine, de votre bilan hépatique, de votre vitesse de sédimentation et de tout votre contexte. C'est ce croisement qui donne sa vraie valeur au résultat.

👉 AI DiagMe interprète vos analyses — sanguines, urinaires ou de selles — en tenant compte de tout votre contexte, dans un langage clair. Un service informatif qui ne pose pas de diagnostic et complète, sans le remplacer, l'avis de votre médecin.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'électrophorèse des protéines sériques ?
C'est un examen sanguin qui sépare les protéines de votre sérum en cinq fractions (albumine, alpha-1, alpha-2, bêta, gamma) et en dessine un profil. Il sert surtout à repérer une anomalie des immunoglobulines, comme un pic monoclonal.
Qu'est-ce qu'un pic monoclonal (paraprotéine, M-spike) ?
C'est une bande étroite et pointue, le plus souvent dans la zone gamma, traduisant la production d'une seule immunoglobuline par un clone de plasmocytes. Il oriente vers une MGUS, un myélome ou une maladie de Waldenström, et impose un avis spécialisé.
Un pic monoclonal veut-il dire que j'ai un cancer ?
Non, pas automatiquement. La cause la plus fréquente est la MGUS, souvent bénigne, surtout après 50 ans. Seuls des examens complémentaires (immunofixation, chaînes légères, bilan) permettent de savoir s'il s'agit d'une MGUS à surveiller ou d'une maladie active.
Quelle est la différence entre MGUS et myélome ?
La MGUS est un simple pic sans maladie active, qui touche ~3 % des plus de 50 ans et n'évolue qu'à ~1 % par an. Le myélome est une prolifération maligne de plasmocytes, avec anémie, atteinte osseuse, rénale ou hypercalcémie. C'est le bilan spécialisé qui les distingue.
À quoi servent l'immunofixation et les chaînes légères libres ?
L'immunofixation identifie le type de l'immunoglobuline anormale (par ex. IgG kappa). Les chaînes légères libres sériques et le rapport kappa/lambda quantifient finement l'anomalie, améliorent la détection et servent au suivi. On y associe souvent une recherche de protéinurie de Bence-Jones dans les urines.
Que signifie une gamma élevée sans pic ?
Une hypergammaglobulinémie polyclonale (gamma large, sans pic) traduit une réaction immunitaire : infection chronique, inflammation, maladie auto-immune ou maladie du foie (bloc bêta-gamma dans la cirrhose). Elle n'a pas la même signification qu'un pic monoclonal.
Que signifie une gamma basse ?
Une hypogammaglobulinémie signale un manque d'anticorps : déficit immunitaire, fuite protéique, certains traitements ou certaines gammapathies. Devant des infections répétées, elle justifie un bilan immunitaire.
Faut-il être à jeun pour une électrophorèse des protéines ?
En général non. C'est une simple prise de sang. Si d'autres analyses sont prescrites en même temps (glycémie, lipides), c'est le jeûne de ces examens qui peut s'imposer : suivez votre ordonnance.
Mon traitement peut-il fausser le résultat ?
Oui, certains anticorps monoclonaux thérapeutiques (comme le daratumumab dans le myélome) peuvent apparaître comme un petit pic et être confondus avec votre propre paraprotéine. Signalez toujours vos traitements ; la spectrométrie de masse aide à les distinguer.

À retenir

L'électrophorèse des protéines sériques sépare vos protéines en cinq fractions et fournit un profil, pas un chiffre isolé. Son grand rôle est de repérer une gammapathie monoclonale — un pic étroit dans la zone gamma — qui oriente vers une MGUS, un myélome ou une maladie de Waldenström, et qui impose un avis spécialisé complété par l'immunofixation, les chaînes légères libres et la recherche de protéinurie de Bence-Jones. Gardez en tête que d'autres profils parlent (hyper- ou hypogammaglobulinémie, profil néphrotique, déficit en alpha-1-antitrypsine), qu'il n'y a pas besoin d'être à jeun, que les valeurs varient selon le laboratoire et surtout qu'un pic n'est pas synonyme de cancer — la MGUS est fréquente et souvent bénigne. Aucun profil ne se lit seul : c'est l'ensemble de vos marqueurs et de votre contexte qui compte — ce que permet AI DiagMe, en complément de votre médecin.

Sources

Sources officielles et publications scientifiques (PubMed, ChEMBL) utilisées pour ce guide :

Footnotes

  1. Assurance Maladie (Ameli) — Analyse de sang : électrophorèse des protéines sériques. ameli.fr 2 3 4

  2. MedlinePlus (NIH) — Protein electrophoresis – serum / Immunofixation. medlineplus.gov 2 3 4 5 6 7

  3. Cowan AJ, Green DJ, Kwok M, et al. Diagnosis and Management of Multiple Myeloma: A Review. JAMA, 2022. PubMed · DOI 2 3 4 5 6 7

  4. Rajkumar SV, Dimopoulos MA, Palumbo A, et al. International Myeloma Working Group updated criteria for the diagnosis of multiple myeloma. Lancet Oncol, 2014. PubMed · DOI 2 3 4

  5. Yagnik B, Pauli J, Watson B, Mikhael J. Addressing Diagnostics Delay in Multiple Myeloma: Insights from a National Survey of Primary Care Providers. J Appl Lab Med, 2026. PubMed · DOI 2 3 4

  6. Société Française d'Hématologie (SFH) — Recommandations : gammapathies monoclonales et myélome multiple. sfh.hematologie.net 2 3 4 5

  7. Kyle RA, Larson DR, Therneau TM, et al. Long-Term Follow-up of Monoclonal Gammopathy of Undetermined Significance. N Engl J Med, 2018. PubMed · DOI 2 3 4 5

  8. Kaur J, Valisekka SS, Hameed M, et al. Monoclonal Gammopathy of Undetermined Significance: A Comprehensive Review. Clin Lymphoma Myeloma Leuk, 2023. PubMed · DOI 2 3

  9. Haute Autorité de Santé (HAS) — Gammapathie monoclonale de signification indéterminée (MGUS) et myélome : parcours et pertinence des examens. has-sante.fr

  10. ChEMBL (EMBL-EBI) — Daratumumab (anticorps monoclonal anti-CD38 du myélome), susceptible d'interférer avec l'électrophorèse et l'immunofixation. Identifiant CHEMBL1743007. ebi.ac.uk/chembl

  11. Murray DL, Puig N, Kristinsson S, et al. Mass spectrometry for the evaluation of monoclonal proteins in multiple myeloma and related disorders: an International Myeloma Working Group Mass Spectrometry Committee Report. Blood Cancer J, 2021. PubMed · DOI 2

  12. Lee J, Choi JH, Kim EH, et al. Detecting M-Protein via Mass Spectrometry and Affinity Beads. Ann Lab Med, 2024. PubMed · DOI

Avertissement médical. Cette fiche est fournie à titre informatif et éducatif ; elle ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. Les valeurs de référence varient selon les laboratoires et les techniques : seul votre médecin peut interpréter vos résultats dans votre contexte.